LA FEMME QUI SE POUDRE
(version restaurée)

de Patrick BOKANOWSKI
1970-1972 / 35mm / n&b / sonore / 1E / 18' 00

Restauration de 2015. Le scan 4K a été effectué par le laboratoire Eclair Group à partir des meilleures sources disponibles à ce jour, à savoir le négatif original 35mm pour l’image et le magnétique 35mm pour le son. 
Les travaux ont été suivi et validé intégralement par Patrick et Michèle BOKANOWSKI.

Projet piloté par Light Cone avec l’aide sélective à la numérisation des œuvres cinématographiques du patrimoine du CNC.

«C'est pourtant le type même du chef-d'oeuvre fulgurant, qui ne ressemble à rien de connu (même si l'on peut, par approximation, évoquer Goya ou l'Expressionnisme allemand). Même au niveau du discours que l'on peut, ou que l'on ne peut pas tenir sur lui, c'est un film qui provoque le malaise. La musique (de l'auteur lui-même) est aiguë, faite, dirait-on, de sifflements de vent, de bruits de soucoupe volante ou de trompettes tibétaines et de bribes de paroles dans une langue indiscernable. Comment ce que l'on voit a-t-il été obtenu ? Il y a parfois des surimpressions, ou bien des personnages «réels», portant des masques grotesques, «frankensteiniens» ou un bas sur le visage, filmés à travers un verre sale, ou bien interviennent des éléments dessinés (un personnage ou des volumes traversent le champ et s'assemblent en une forme étrange et cohérente), le résultat est que l'espace de ce film est constamment brouillé ; c'est un film sans sol et qui par conséquent désoriente le spectateur le mieux assis. Si l'on remarque que ces créatures (parmi lesquelles certes, parade un bref instant une femme qui se poudre) se livrent lentement à des actes que l'on ne comprend pas mais dont on pressent l'épouvantable jeu (s'agit-il d'un assassinat ?) si l'on observe comment deux personnages «réels» se changent tout à coup en taches d'encre cependant qu'un bombardement de météorites dessinées ou peintes frappent la terre, si l'on repère tel personnage continuant à verser du café dans une tasse pleine qui déborde en longue traînée sombre, on se dit qu'est à l'oeuvre, dans ce film noir, déroutant, la logique du cauchemar.» Dominique Noguez.
Musique de Michèle BOKANOWSKI.

3 COPIES EN DISTRIBUTION


format de distribution DCP sur clé USB
cadre de projection 1,37 - Standard (simple écran)
vitesse de projection 24 ips
son son
prix de location 56,00 €

format de distribution Fichier sur clé USB
cadre de projection 1,37 - Standard (simple écran)
vitesse de projection 24 ips
son son
prix de location 56,00 €

format de distribution 35mm
cadre de projection 1,37 - Standard (simple écran)
vitesse de projection 24 ips
son son optique
prix de location 56,00 €