SPIDER

de John WOODMAN nouveau cinéaste
1979 / couleur / silencieux / 1E / 11' 00

Une caméra 16mm, portée à la main, est pointée vers le centre d’une toile d’araignée pendant 11 minutes, c’est-à-dire la durée d’exposition d’une bobine de film 16mm de 120 mètres. Le film propose ainsi une expérience phénoménologique en « temps-bobine », qui se déroule sur l’écran au rythme du déroulement du film. L’intentionnalité du film est soulignée par les mouvements distincts de la caméra tenue à la main, dans un effort continu pour maintenir le centre de la toile au milieu du cadre et dans la zone de netteté.

Le hasard joue un rôle important dans l’occurence de phénomènes imprévisibles affectant les limites du cadre au fil du tournage. Le cadre a été conçu pour maintenir l’araignée juste au-delà du bord gauche de l’image, hors champ. Au cours du tournage, les mouches et autres insectes piégés par la toile mettent alors en mouvement l’araignée et l’attirent vers le centre.

Une analogie peut être dressée entre l’araignée qui guette les insectes piégés par sa toile, et le spectateur de cinéma qui attend ou anticipe les événements qui viendront se dérouler à l’écran. Il s’agit précisément du genre d’images que les productions de films animaliers ont tendance à écarter, leurs attentes et leurs objectifs étant souvent très différents.

2 COPIES EN DISTRIBUTION


format de distribution Fichier sur serveur (HD)
cadre de projection 16/9 (simple écran)
vitesse de projection 24 ips
son silencieux
prix de location 46,00 €

format de distribution DCP sur serveur (INTEROP 2K)
cadre de projection 16/9 (simple écran)
vitesse de projection 24 ips
son silencieux
prix de location 46,00 €