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MARY MAGDALINE

de MM SERRA
1991 / couleur / sonore / 1E / 30' 00

«MARY MAGDALINE se présente comme un retour sur le viol d'une enfant ; propos recueillis comme ceux d'une adulte qui parle avec son moi d'enfant. Puissant et poignant, ce film dérange. Les voix du passé émergent dans le présent. La troisième personne est utilisée afin de provoquer une distanciation. «Elle est très malheureuse. Elle ne pouvait se débarrasser de lui» et plus effrayant encore: «Je ne veux pas la réconforter. Je veux la battre». Les images vidéo transférées en film sont légèrement floues, belles et picturales, accentuant le processus de la médiation (de la cinéaste/corps d'adulte) au travers desquelles la jeune fille parle.
Il s'agit de la «Dora» de Freud, mais racontée par Dora: une révélation, un voyeurisme positif. On est invité à assister à trois sessions thérapeutiques pendant lesquelles M.M. revit son passé: elle est réservée, heurtée, dissociée. Sa «mère» est accusée: paysanne presque illettrée, qui souhaite le bonheur de sa fille: «être mariée» comme elle le dit dans sa dernière lettre. L'ironie est énorme: définissant l'abus comme une honte secrète, n'affrontant jamais Mr. Goertler, maman souhaite que sa fille atteigne une libération sociale sous la forme d'un mariage heureux (mythique).» Abigail Child.

1 COPIE EN DISTRIBUTION


format de distribution 16mm
cadre de projection 1,37 - Standard (simple écran)
vitesse de projection 24 ips
son son optique
prix de location 91,00 €