TRAIN

de Martine ROUSSET
2021 / HDV / coul-n&b / sonore et silencieux / 1E / 35' 00

A l’origine, un texte, court, plutôt inconnu, d’un écrivain discret à la marge, Pierre Cendors, Le Voyageur sans voyage, un petit livre.
Il y a un train perdu dans les temps, de mémoire trouée, la déportation d’une histoire, dans un oubli sans accès, y sont égarés quelques fantômes erratiques et jusqu’à la figure même des mots, l’écrit semble venir de cet oubli, pris dans les temps, comme l’on dit pris dans les glaces, à la seule grâce de la page, du papier même, mat, grainé, silencieusement présent.
Que serait l’écrivain alors ? Scribe, passeur aveugle, un témoin résiduel...
Écouter la trace, au fil des temps absents, depuis la rive, tout au bord de la page, dans l’angle aveugle où est tenu le lecteur, donner une voix, comme on lance un filet, il passe sous l’écrit, accueille les mots et les silences, donner une voix à la mémoire de l’oubli, une voix couleur de temps. Viennent des images, de ces images élémentaires, que l’on tourne, que l’on trouve au fil de nos voyages, qui adviennent, que l’on ne reconnait pas... Des images que l’on garde à la marge, comme ça, à côté, que l’on regarde de temps à autre… et qui un jour trouvent place…
Elles semblent venues des profondeurs de la page, échos perdus d’une histoire incessante... Elles sont paysages, reflets, ombres du vent, sur les murs, sur les pages, lambeaux de mémoire éparse, égarée, ici ou là, le long du monde, le long du récit qui peut être en procède ou s’y échoue... Elles n’illustrent pas, linges au vent, peut être obsolètes, des images sur le fil… elles semblent porter trace, être empreinte d’un souci premier, celui d’un voyage qui dévasta le monde.

1 COPIE EN DISTRIBUTION


format de distribution Fichier sur serveur (HD)
cadre de projection 16/9 (simple écran)
vitesse de projection 25 ips
son son
langue originale français
prix de location 126,00 €