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BLAH BLAH BLAH

de Dietmar BREHM
2006 / 16mm / couleur / sonore / 1E / 12' 30

Un essai sur l'excitation : Blah Blah Blah (d'après un song d'Iggy Pop qui n'a « jamais particulièrement plu » à Dietmar Brehm, mais c'est justement pour ça qu'il lui plaît) contient une quantité de vues les plus diverses réunies dans un montage qui alterne entre image contemplative et renversements d'image en cascade. Dans la bande son, Brehm utilise le tonnerre et le bruissement de pluie bien connus. A cela s'ajoute un métronome dont la régularité permet justement de « mesurer » l'intention de Blah Blah Blah. Car Dietmar Brehm s'emploie ici à refilmer en accéléré son propre matériau. Il utilise des images qui s'insèrent dans la tradition de la nature morte (bouteilles de whisky, cendriers...) non sans la rompre avec ironie (une chaise qui n'a que deux pieds), les combine avec du found footage dont il s'était déjà servi dans des oeuvres antérieures et les enchaîne comme des bribes de pensées. Le résultat, c'est le prototype d'un « film de conscience ». Dans Blah Blah Blah, Brehm questionne son propre travail, non dans une attitude d'examen de l'acquis, mais dans le dessein d'en augmenter incidemment l'intensité. Au lieu de pénétrer dans les images, il ne fait cette fois que les effleurer. Tout espoir d'apaisement, notamment dans le plan d'une statue dans un parc, est déçu car dans Blah Blah Blah Brehm applique à son propre film le principe de l'expédition mentale, en le refilmant, l'accélérant, l'inversant et l'absorbant : Blah Blah Blah devient Blah Blah Blah. Seul discerne l'inversion qui partage son excitation.
(Bert Rebhandl)

1 COPIE EN DISTRIBUTION


format de distribution 16mm
cadre de projection 1,37 - Standard (simple écran)
vitesse de projection 24 ips
son son optique
prix de location 37,00 €