|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
de Charles DEKEUKELEIRE
1928 / 35mm / n&b / silencieux / 36' 20 |
« (…) je méditais de réaliser cette course à la fois plastique, psychologique et poétique, sous une forme personnelle, éminemment moderne et… à la portée de mes moyens. D’où, l’idée d’une randonnée en motocyclette, lequel engin, comme vous l’avez compris, ne fut pour moi qu’une riche possibilité dynamique ». – Charles Dekeukeleire
Un carton introductif informe le spectateur que le film sera composé de quatre séries d’images: “La moto, la femme, la montagne et des blocs abstraits”, éléments à partir desquels Dekeukeleire va construire son film selon des paramètres très précis. Le rythme du film est donné par une fragmentation mathématique en segments temporels. Les quatre jeux d’images vont se succéder dans toutes les combinatoires possibles, sans que jamais soit prise en compte une ligne mélodique ou une montée dramatique. A cette recherche sur la succession des plans se joint un travail sur l’échelle des plans et le contenu de l’image: Impatience se fonde sur le gros plan et la fragmentation de l’image, fragmentation qui déréalise le montré pour lui donner une fonction proche de l’abstraction. Ce film est l’un de ceux qui, refusant toute séduction émotionnelle ou fascination esthétique, a été le plus loin dans l’exigence d’une recherche pure et fondamentale.
« Le film, qui dure plus d’une demi-heure, montre une succession de plans sévèrement rythmés de paysages, de détails en gros plan de la moto, de figures abstraites et d’images du corps nu de la femme pilote, dans un jeu de durées minutieusement calculées. Il cherchait ainsi à donner un sens à des images presque irréelles dans leur dépouillement et leur abstraction. Dans la présentation de son film Dekeukeleire ajoutait que le regard du spectateur doit s’adapter, se laisser glisser le long du film pour ressentir surtout les choses, les ralentis, les révoltés, les spasmes, les contractions que produisent entre eux des fragments dont les longueurs varient entre une et six cents images. » - Henri Storck
« Impatience se présente comme un film expérimental résolument hors de son propre temps et des avant-gardes qui lui sont contemporaines. Son esthétique remarquable fait de Dekeukeleire un cinéaste historiquement fascinant pour beaucoup. » - Mathilde Lejeune
Impatience (1928) de Charles Dekeukeleire a été restauré en 2025 par la Cinémathèque royale de Belgique – CINEMATEK avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Les travaux ont été effectués à partir du négatif original 35 mm conservés dans les collections de la Cinémathèque royale de Belgique, où le film a été numérisé en 2K.
| format de distribution | DCP sur serveur (SMPTE 2K) |
|---|---|
| cadre de projection | 1,33 |
| vitesse de projection | 25 ips |
| son | son |
| prix de location | 137,00 € |
| format de distribution | Fichier sur serveur (FHD) |
|---|---|
| cadre de projection | 1,33 |
| vitesse de projection | 24 ips |
| son | son |
| prix de location | 137,00 € |