EL CAFETAL
General Picture - Episode 13

de David WHARRY
1981 / 16mm / couleur / sonore / 1E / 40' 00




Zarzuela cubana d’Ernesto Lecuona
avec Dolores Perez, Louis Sagi-Vela, Natalia Lombay

Dans une plantation de café près de la Havane au début du 19ème siècle, l’amour impossible d’un esclave pour la fille du propriétaire.

« Ce film est une comédie musicale. Elles sont pour le moins rare dans le cinéma expérimental ! Comédie musicale signifie souvent le CinemaScope, des couleurs riches et une histoire dont la musique est porteuse. Tous ces ingrédients se retrouve dans ce film, avec une différence cependant fondamentale, les héros de la comédie sont entendus mais point vu. En effet on fait face à une suite de plans colorés sans représentation autre que celle de la couleur. C’est au spectateur d’imaginer, de donner les traits qu’il souhaite aux protagonistes de la comédie. Il y a donc bien un détournement de la cinématographie classique dans la mesure où celle-ci est paralysée à l’idée qu’il pourrait y avoir une absence. Ici cette absence de héros est le point de départ d’un film imaginaire à interpréter. Le cinéaste s’est limité à choisir des couleurs afin d’exprimer le contenu de certains scènes : jalousie, amour, haine, passion etc… afin de déclencher notre rêverie. » - Yann Beauvais

« Je voulais faire un film invisible – une comédie musicale. Seulement voilà, pour donner l’impression aux gens qu’ils regardaient un film invisible, il me fallait une histoire qui pourrait être suivi et imaginée, plan par plan. Il me fallait une histoire claire avec des personnages faciles à visualiser, quelque chose de très « visuel » . J’ai choisi « El Cafetal » d’Ernesto Lecuona, qui est une zarzuela cubana, une sorte d’opérette dont chaque chanson est une scène complète : l’histoire est racontée en huit chansons. En écoutant le « film » qui jaillissait de cette musique, j’imaginais que « El Cafetal » était un vieux film (cubain) dont on avait perdu le négatif et tous les copies. A partir de la bande-son, il fallait reconstituer ce film disparu, ces images qui n’existaient plus que dans la mémoire. Il fallait respecter le format – le CinemaScope est le format de la mémoire – et surtout les chaudes couleurs tropicales. J’ai donc utilisé des couleurs végétales, celles que l’on emploie dans la boulangerie pour teinter les gâteaux. Mon procédé était de prendre des longueurs d’acétate transparente et de les teinter dans des seaux. Ensuite, la pellicule était séchée par un système de poulies. J’appelais l’ensemble de ce procédé le « tournage », mais c’était plus que ça pour moi. Prenez, par exemple, un plan difficile, avec beaucoup d’acteurs et de figurants, avec des problèmes d’éclairages, travelling, décors, etc. Je pouvais tourner ce plan, faire développer la pellicule et en tirer une copie en l’espace de quelques minutes seulement. En tant que producteur, j’ai été le premier à apprécier cette méthode très économique de faire une comédie musicale. » David Wharry

2 COPIES EN DISTRIBUTION


format de distribution DCP sur clé USB (SMPTE 2K)
cadre de projection 1,37 - Standard (simple écran)
vitesse de projection 24 ips
son son
prix de location 80,00 €

format de distribution Fichier sur clé USB (HD)
cadre de projection 1,37 - Standard (simple écran)
vitesse de projection 24 ips
son son
prix de location 80,00 €