© Klonaris/Thomadaki

DOUBLE LABYRINTHE

de Maria KLONARIS & Katerina THOMADAKI
1975-1976 / Super 8mm / couleur / silencieux / 1E / 55' 00

Quête d'identité à travers une série de travestissements qui ne passe pas par les costumes mais par les gestes, les matières et les objets. Théorème du travestissement: superposant un autre comportement au quotidien, celui qui est socialement défini, les sujets recherchent les couches les plus intimes de leur identité. En ce sens leurs rapports avec les matières, les gestes et les objets fonctionnent comme des «acting out» investigateurs.
Étude intercorporelle en deux parties, réalisée entièrement par deux femmes à la recherche de leur propre structure mentale, leur propre poétique, leur propre langage. L'une filme l'autre. Espace intérieur de Katerina assumé par elle-même et regardé/filmé par Maria. Espace intérieur assumé par elle-même et regardé/filmé par Katerina.
Fonctions interchangeables. Tentative de dépassement des dichotomies classiques sujet/objet, agir/transcrire, voir/être vue.
La vision comme processus de pénétration. La caméra comme prolongement du corps, oeil qui touche.
Transformation de signes, intuitive mais consciente.
Enchaînement des images, spontané mais structuré.
Comportement improvisé, mais pas fortuit.
Lenteur extrême d'un temps intérieur.
Le vide auditif en tant que dimension mentale et temporelle.
Matérialisation du concept à travers le corps qui se charge de la fonction sémantique au détriment du mot.
Surgissement d'un langage contre-verbal/contre-rationnel/contre-culturel.
Le corps et le mental féminin: pour une définition différente du rapport entre l'inconscient, les sens et la communication.



Ce film n'est pas en distribution