A MESSENGER FROM THE SHADOWS

de Norbert PFAFFENBICHLER
2013 / n&b / sonore / 1E / 60' 00

Une oeuvre à un seul personnage pour « l’homme aux mille visages ». L’icône du film d’horreur muet Lon Chaney était le fils de parents sourds-muets, et par conséquent, pantomime aguerri dès l’enfance. Il accéda à la célébrité en tant que maître du déguisement, avec un penchant pour les apparences grotesques et les contorsions torturées. Dans ‘A Messenger from the Shadows’, Norbert Pfaffenbichler a remonté en un grand hommage les quarante-six films conservés de la carrière de Chaney, qui en comporte quelque deux cents. Un hommage à l’art de Chaney, à l’incontestable force du film d’horreur, et à l’enchantement paradoxal du cinéma : ‘Notes on Film 06’. Un cauchemar atmosphérique sur les prisonniers d’un royaume d’ombre, condamnés à l’éternité de lumière d’un rayon de projecteur. Le film d’horreur comme un refuge solitaire, intensifié ici de façon tragicomique par la forme du film : Lon Chaney y est seul dans toutes les situations - batailles, complots, regards insistants, transports de messages, et tous les actes de mort ou de folie, les histoires d’amour ridicules et les intrigues perverses. Auto-anatomie d’un genre : réduction jusqu’à l’absurde, multiplication prismatique - une seule personne, mais la ‘persona’ fragmentée et multiple.
Le montage combiné à la bande-son de Bernd Land, et qui vibre entre la réfraction et la symphonie filmique, met en relief les images puissantes de grands réalisateurs comme Ted Browning, et de génies de la caméra tels que James Wong Howe, dans des films que distinguent avant tout la prestation de Chaney, et les réunit dans une tragédie singulière dont la logique surréaliste n’offre aucune échappatoire. Il en ressort un (méta) cauchemar saisissant, qui réunit les reliquats d’un somptueux héritage dans le kaléidoscope d’un voyage en train-fantôme à travers des espaces impossibles, en compagnie de personnages contradictoires, tout cela recréé - c’est notable - à partir de techniques de montage absolument classiques. Une danse de la mort dont l’acmé la plus diabolique est l’inévitable résurrection : l’ultime ‘Phantom Ride’.
(Christoph Huber)

À partir d’une traduction anglaise de : Lisa Rosenblatt

En raison de sa myriade de rôles, Lon Chaney est surnommé « l’homme aux mille visages », et l’on peut dire que les débuts du cinéma d’horreur n’ont pas vu de figure plus intrigante. Toutefois, à cause de ses nombreuses transformations, son visage n’est jamais devenu aussi iconique que celui, par exemple, de Boris Karloff. Accompagné par une bande-son de Bernhard Land, cette « ré-imagination de plans » tirés des quarante-six films de Chaney ayant survécu, propose une excursion charmante à travers l’histoire du cinéma. Le réalisateur nous offre des associations surprenantes, tout en mettant en lumière l’invincible magie d’oeuvres aujourd’hui plus ou moins oubliées. (KVIFF 2013)

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format de distribution Fichier sur serveur (PAL)
cadre de projection 4/3 (simple écran)
vitesse de projection 25 ips
son son
prix de location 150,00 €