Etienne O'LEARY

(1944-2011)
Nationality: canadian

Né le 24 octobre 1944, à Montréal (Canada), il y décède le 17 octobre 2011.

Enfance québecquoise.
Après une enfance québecquoise et des études au Collège Stanislas de Montréal, Etienne O’Leary vient vivre en France, à 14 ans, suivi de sa famille avec son père Journaliste Reporter à la Radio Télévision Canadienne(Radio-Canada) en poste à Paris en 1959.

1958 Arrivée en France.

Dès son plus jeune âge, il fait montre d’une grande créativité dans le dessin, les bandes dessinées, la peinture abstraite et la musique moderne.
A la fin de ses études secondaires, passionné par le cinéma et par la caméra Beaulieu que lui offre son père, il étudie deux ans (64-65) au Conservatoire Indépendant du Cinéma Français, tout en découvrant les grands du cinéma à la Cinémathèque de Chaillot qui ouvre en 1963.

Une carrière brève et fulgurante :”le Rimbaud du Cinéma”.

Il réalise son premier film en 1964, “Champs Elysées”, aujourd’hui introuvable ou inédit…(Film de fiction de 10 mn, dans la neige de Chamonix inspiré par les films de vampires et les ambiances de Murnau, Fritz Lang et Terence Ficher, notamment).

“Day Tripper/Voyageur Diurne” en 1966, son deuxième film, en noir et blanc, fait éclater son inventivité technique avec sa fameuse utilisation du retour d’image de sa Beaulieu.
C’est aussi l’apparition de sa muse, Michèle Giraud, qui sera présente dans tous ses films. En rompant avec l’aspect narratif linéaire, Day Tripper nous plonge dans des scènes de la vie quotidienne qui se télescopent sur une bande son pop très rythmée. Et c’est aussi un film de peintre avec des Anthropométries vivantes.

Cette oeuvre et les deux suivantes frappent par leur originalité poétique et visuelle.
Le cinéaste et ami Jean-Pierre Bouyxou le baptise le” Rimbaud du Cinéma” et écrit :
“Chaque projection que j’ai vue d’un film d’Etienne O’Leary a été vécue comme un évènement par les spectateurs. Je n’ai jamais vu une projection sans voir les gens complètement fascines et boulversés par ce qu’ils avaient vu, toujours”.

1967 Homéo : Minor Death etc. Coming back from going home, est son oeuvre la plus longue, 38 mn, en couleur, et la plus fascinante, par la succession de plans et d’images superposés dans un univers psychédélique. De Paris, Londres, Lausanne, Saint-Tropez, plus d’une vingtaine d’acteurs nous éblouissent sur une musique expérimentale composée et interprêtée par E. O’Leary, avec harmonium, piano, flûtes ….

1968: Chromo Sud , dans la continuité d’Homéo c’est une sorte de tourbillon de l’illusion vitale active, où Etienne O’Leary “développe de plus en plus son style et son montage image par image, se rapprochant de certaines techniques d’animation (stop motion) et créant ainsi des clignotements perturbants et hypnoptisants “(Théo Deliyannis) . Ce film qui accentue un nouveau langage cinématographique, se termine par quelques unes des rarissimmes images couleurs des barricades de Mai 68.

1971 Retour à Montréal.
Personnalité très entière, après quelques crises de schizophrénie à la fin des années 60,
il délaisse le cinéma puis retourne vivre à Montréal, où, pendant près de 40 ans, il mène une vie artistique moins intense et se consacre principalement à la peinture.

2000 Renaissance du film underground français.
A la fin des années 90 et les années 2000, les films d’avant garde underground français des années 60 reviennent sur le devant de la scène et tout particulièrement ceux d’Etienne O’Leary qui apparaissent aujourd’hui comme un jalon essentiel des bases du cinéma expérimental français et européen.
Jean-Pierre Bouyxou et Christian Lebrat, notamment, contribuent à la (re)découverte de ses films, projetés dans plusieurs festivals et rétrospectives : Mai et Décembre 2000 à la Cinémathèque Française, Février 2004 “Hommage à Etienne O’Leary” aux Journées Cine Qua Non, Janvier 2009 en Irlande au Cork Film Centre, 2010, à la Cinémathèque de Beaubourg , à Barcelone, à Francfort et, enfin, à Montréal la première présentation sur sa terre natale à la Cinémathèque avec l’édition d’un DVD des ses oeuvres par l’ICPCE.

3 MOVIES IN DISTRIBUTION

CHROMO SUD
1968 / 16mm / color / sound / single screen / 21' 00 / 75 €
distribution: 16mm
HOMEO
1967 / 16mm / color / sound / single screen / 38' 00 / 140 €
distribution: 16mm
DAY TRIPPER / LE VOYAGEUR DIURNE
1966 / 16mm / b&w / sound / single screen / 9' 00 / 35 €
distribution: 16mm